DIRECT. Le pape à Metz : papamobile, messe… Suivez la fin du voyage Léon XIV


14 h 25 – TÉMOIGNAGE. « L’Union européenne, une trop belle œuvre pour la gâcher »

Devant le centre des Congrès de Metz, Sébastien Maillard, conseiller spécial à l’Institut Jacques Delors et ancien correspondant de La Croix à Rome a vu le discours de Léon XIV sur l’Europe une interpellation importante « à quelques mois d’une élection présidentielle décisive ». « Ce pape américain vient nous dire : avec Robert Schuman, vous avez une méthode et une œuvre qui peut porter du fruit », analyse-t-il.

« Le pape nous dit que l’Union européenne est une trop belle œuvre pour la gâcher. Il montre à quel point l’Union européenne est le fruit de la civilisation et de la culture européennes alors que, souvent, on cherche à les opposer. »

Matthieu Lasserre/La Croix

Matthieu Lasserre/La Croix

14 h 16 – DOCUMENT. La déclaration interreligieuse des responsables de culte français

À l’occasion de la venue de Léon XIV à Metz, les représentants de culte français ont écrit et signé « l’appel de Metz », une déclaration interreligieuse « au service de la paix, de la fraternité et de la réconciliation ». Les auteurs affirment « vouloir faire grandir, dans un monde polarisé, une véritable culture de l’éducation à la paix » et espèrent que ce texte deviendra « pour tous « une boussole d’espérance ».

Retrouvez ici l’intégralité de « l’appel de Metz »

14 h 04 – TÉMOIGNAGE. Un pape en « rupture avec François »

Place de la République, les fidèles ont dû passer les contrôles de sécurité pour avoir vue sur les discours projetés sur l’écran géant. Wiliam Rohrbach est revenu de la Belgique où il vit pour assister à cet événement. Âgé de 24 ans, il est aussi le plus jeune garde suisse aux Pays-Bas et est venu « rencontrer son nouveau patron » plaisante-t-il. Selon lui, Léon XIV incarne une « rupture assez nette avec François, plus en accord avec les jeunes ».

Camille Sciauvaud/La Croix

Camille Sciauvaud/La Croix

William Rohrbach, dont la mère est protestante et le père catholique, salue l’appel interreligieux de ce matin : « Le pape peut transmettre des valeurs propres au catholicisme dans le monde et auprès des autres religions ». Mais de la visite du pape à Metz, il aurait toutefois préféré « qu’elle soit moins centrée sur la géopolitique et sur l’Europe, mais plus sur les gens et sur le peuple européen ». « C’est normal, on est quand même à Metz où a vécu Robert Schuman ! » nuance sa mère, Corinn.

13 h 45 – À LIRE : La visite de Léon XIV à Metz déclenche une déferlante de bénévoles

Nos confrères du Pèlerin ont interviewé Olivier Cortesi, qui travaille pour l’Enseignement catholique et qui pilote les bénévoles qui accueillent le pape à Metz. Il livre sa vision de l’engouement autour de la visite de Léon XIV en France.

13 h 31 – TÉMOIGNAGE. Léon XIV, « un phare contre l’ignorance »

Équipés de leurs drapeaux à l’effigie du pape, Valentin, Luana, Elisa et Vincent tentent de rejoindre une rue d’où ils pourront apercevoir la papamobile. Pour Valentin, cette venue à Metz résonne particulièrement avec l’identité européenne et transfrontalière de la ville. « En tant que Messin, on a une identité culturelle presque plus tournée vers l’Est, que vers la France. Ici, on n’apprend pas l’anglais à l’école mais l’allemand », explique-t-il. Le choix de Metz pour promouvoir « le dialogue et la fraternité entre les peuples » sonnait donc presque comme une évidence pour Valentin.

Camille Sciauvaud/La Croix

Camille Sciauvaud/La Croix

Valentin se réjouit également de la portée interreligieuse de la première rencontre de la matinée entre les différents représentants des principaux cultes pratiqués en France et le pape. Le fait que celle-ci soit portée par l’Église catholique représente pour lui « une grande fierté ». Il voit dans Léon XIV une figure capable de porter un message d’ouverture, le comparant à « un phare contre l’ignorance et pour la paix et le dialogue ».

13 h 13 – Léon XIV a passé le vol de Lourdes à Metz dans le poste de pilotage de l’avion

Le pape Léon XIV a passé une demi-heure dans le poste de pilotage de l’avion qui l’a transporté lundi matin de Lourdes à Metz. « Nous avons eu avec lui des échanges informels. Il est passionné d’aviation, d’automobile, de mécanique en général », a déclaré Éric Marguerite, copilote sur ce vol, après s’être posé à Metz-Nancy-Lorraine.

Le vol, assuré par une commandante de bord, Clémence Coussonneau, a été escorté par deux avions de l’armée de l’Air, volant à 50 mètres de l’A321 d’Air France. « On a transmis le micro au Saint-Père, qui a échangé avec les pilotes de Rafale. Il a transmis sa bénédiction, à eux et à l’ensemble des militaires qui oeuvrent à la protection des populations et à la paix dans le monde », a rapporté le copilote.

13 h 01 – Programme de l’après-midi

Après son déjeuner, à 14 h 30, Léon XIV déambulera en papamobile dans la ville de Metz jusqu’à la cathédrale où il célébrera la messe à 16 heures.

À 18 h 30, se tiendra la cérémonie de congé à l’aéroport, avant que le pape ne s’envole pour Rome à 19 heures. Il doit arriver au Vatican à 20 h 50.

12 h 45 – DOCUMENT. Retrouvez le discours intégral du pape sur l’Europe à Metz

Au cours d’une rencontre intitulée « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », organisée au Centre des congrès Robert-Schuman de Metz ce lundi en fin de matinée, Léon XIV a appelé à « faire preuve de courage dans la négociation » et à « être prêt à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix » en Europe, alors que la guerre en Ukraine continue de faire rage malgré les multiples tentatives de médiation. Il a par ailleurs vanté « le droit international et le multilatéralisme » comme « meilleur antidote à la volonté de domination ».

12 h 35 – Le pape rencontre les chefs d’État et de gouvernement présents

Léon XIV échange avec un petit groupe de responsables, dont le président Emmanuel Macron. Parmi les autres personnes présentes, les ducs de Luxembourg et l’évêque co-prince d’Andorre.

Sur La Croix aujourd’hui

12 h 23 – La foule applaudit le pape

Dans les rues de Metz, la foule applaudit également les mots du pape prononcés au centre des congrès Robert Schuman.


12 h 19 – « N’ayez pas peur », lance à son tour Léon XIV

Pour clore son discours, le pape lance un vibrant appel à la jeunesse, reprenant le célèbre « N’ayez pas peur » de Jean-Paul II lors de son élection comme pape en 1978, au balcon de la place Saint-Pierre à Rome.

« Aux jeunes, je dis : ayez le courage de vivre de manière responsable la mission de construire la paix, dans votre cœur, dans vos relations, au sein de votre famille, dans les écoles et les universités, dans la vie de vos villes, de vos pays et de toute l’Europe », scande-t-il, leur demandant de ne pas avoir peur de « l’engagement politique ».

« Ne vous soumettez pas à la logique de la violence et de l’oppression. Aimez la vie à chaque instant, et n’ayez pas peur de l’avenir ! », requiert-il encore, à l’heure où la crise écologique et les bouleversements engendrés par l’IA sont sources d’angoisse pour nombre de jeunes. « N’ayez pas peur de fonder une famille, de mettre des enfants au monde, de défendre la dignité de toute personne, du premier instant dans le ventre de sa mère jusqu’à son dernier souffle. » À la fin de son discours, Léon XIV a reçu une longue ovation du public, qui s’est levé pour l’applaudir.

12 h 15 – Le pape appelle à des « efforts créatifs » pour la paix

« Quels sont donc les enseignements de Robert Schuman à l’Europe et au monde d’aujourd’hui ? », demande le pape. Et de répondre : « Un profond désir de paix », qui ne doit pas être confondue avec un « irénisme naïf ». « Il est nécessaire de faire preuve de courage dans la négociation et d’être prêt à sacrifier certaines positions pour le bien supérieur de la paix. »

Reprenant les propos de Robert Schuman, père fondateur de l’UE, il appelle à des efforts créateurs, un concept qui fait également écho aux « minorités créatives », chères à Benoît XVI. « Favoriser la paix est une œuvre active, tranche le pape. Aujourd’hui, il faut se demander si nous déployons réellement des « efforts créatifs » pour favoriser la paix mondiale, ou si nous cherchons simplement à « endiguer l’hémorragie de la guerre » et à mieux nous préparer à celles que nous supposons devoir encore venir ».

12 h 08 – Le pape lance un appel à « une écoute attentive de l’autre »

« L’Europe contemporaine se trouve face à une nouvelle étape de sa longue histoire de rencontres, avec l’arrivée sur le continent de nombre d’hommes et de femmes fuyants les théâtres de guerre et de persécution, ou en recherche d’une vie meilleure loin de la pauvreté et de la misère », poursuit le pape, voyant dans cette « rencontre inédite entre peuples et cultures » un appel à « la redécouverte créative de nos racines » et à « une écoute attentive de l’autre. »

11 h 58 – « On ne peut pas parler de l’Europe sans évoquer le christianisme » affirme Léon XIV

Dans une première partie de son discours, le pape revient sur l’histoire de l’Europe. « On ne peut pas parler de l’Europe sans évoquer le christianisme », insiste-t-il, tout en ajoutant que l’Europe est aussi le fruit de « rencontres » fructueuses avec d’autres, dont « la culture arabe ».

Une manière de revenir sur la référence aux « racines chrétiennes » de l’Europe, qui a fait débat en France lorsque le président Jacques Chirac avait souhaité, au nom de la laïcité, la retirer du projet de préambule de la Constitution européenne en 2004. Un refus resté une blessure pour nombre de catholiques. Léon XIV, loin de figer cette « dette de la culture européenne envers le christianisme » le lie à « une ouverture au transcendant, source vivante de civilisation ». « Dans le contexte multiculturel d’aujourd’hui, l’affirmation de l’universalité de ces valeurs (droits inviolables et inaliénables de la personne humaine, liberté, démocratie, égalité et État de droit), essentielle pour sa survie, passe à la foi par une redécouverte de ses racines et par l’ouverture au dialogue avec l’autre », explique-t-il.

11 h 52 – Le président de la CEF remercie Macron

Le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, raconte comment le choix de Metz comme étape du voyage apostolique a été fait par Léon XIV, par rapport à d’autres options. « Metz, à cause de l’Europe », lui aurait répondu le pape. aurait tranché le Saint-Père.

Le président de la CEF remercie ensuite Emmanuel Maçon pour son « implication personnelle et celle de tous les services de l’État » pour la réussite de la visite.

11 h 47 – « Heureux comme Léon XIV chez nous »

Le président français remercie le pape pour sa visite dans notre pays, exprimant sa « gratitude » et sa « joie ». « Quatre jours en France. Vous avez senti, je l’espère, une nation fervente, unie et heureuse. Nous avons voulu vous voir heureux aussi », assure-t-il. Et de reprendre une formule ashkénaze du XIXe siècle ( « Heureux comme Dieu en France ») en espérant que l’on dira désormais « Heureux comme Léon XIV chez nous. »

11 h 42 – « La paix ne se décrète pas mais se construit », dit Macron

« L’Union européenne est une construction inédite, fondée sur la paix, le respect et l’égalité entre ses États membres », avance Emmanuel Macron, appelant à l’action. « La paix ne se décrète pas mais se construit patiemment par des artisans de bonne volonté ». Il cite à ce propos « l’engagement indéfectible » de la France auprès de l’Ukraine.

11 h 39 – « Sa foi éclairait son action », Macron rend hommage à Schuman

« Conclure votre visite apostolique en France, ici en Lorraine, de surcroît pour évoquer notre Europe, est riche de symboles », commence Emmanuel Macron, qui cite « cette terre de Lorraine meurtrie de l’histoire, disputée, où s’est bâtie la réconciliation franco-allemande, architecte de la construction européenne ».

Il rend hommage à Robert Schuman, père fondateur de l’Europe et Vénérable pour l’Église : « Sa foi éclairait son action ». « Pierre après pierre, la construction européenne fut aussi bâtie par les peuples sortis des dictatures. D’autres veulent encore aujourd’hui nous rejoindre. Il n’est pas de plus beau plébiscite que cette volonté d’appartenir à cet espace de paix », ajoute-t-il.

Le chef de l’État français évoque l’héritage tant gréco-romain que judéo-chrétien de l’Europe. Et d’énumérer les valeurs de cette civilisation européenne : « Liberté, esprit critique, attachement à la science, démocratie libérale, égalité entre les femmes et les hommes. »

11 h 32 – Début de la rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité »

La rencontre intitulée « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité » commence. Sur scène, le pape est longuement ovationné.

11 h 20 – Emmanuel Macron accueille les invités de la rencontre

Emmanuel Macron est au centre des congrès de Metz, où il accueille les invités de la rencontre consacrée à l’Europe et à ses racines.

Emmanuel Macron assistera ensuite à la messe célébrée par le pape. Puis il l’accompagnera à 18 h 30 pour la « cérémonie de congé » à l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine, puisqu’il s’agit d’une visite officielle.


11 h 15 – DOCUMENT. Le discours du pape aux autres religions

Léon XIV s’est rendu au Centre des congrès Robert-Schuman, à Metz, où était organisée une rencontre interreligions. Il y a rappelé les discours de ses prédécesseurs sur l’importance du dialogue. Le pape s’est par ailleurs opposé à toute « (invocation) du nom de Dieu pour légitimer la violence ou l’oppression », rappelant que la « fécondité des traditions religieuses se manifeste avant tout dans leur service de la paix et de la fraternité ».

Retrouvez ici l’intégralité du discours du pape lors de la rencontre interreligieuse

11 h 06 – Procès de béatification en cours pour Schuman

Les rencontres de cette matinée se déroulent au centre des congrès Robert Schuman. Ce lieu de rassemblement a hérité son nom du fondateur de la construction européenne, Robert Schuman, pour qui un procès en béatification a été ouvert par l’Église catholique en 1990. La phase diocésaine de l’enquête s’est conclue en 2004, de laquelle ont émergé 15 000 pages produites par le diocèse de Metz. En 2021, le pape François a promulgué un décret, élevant l’ancien ministre au rang de « vénérable ».

Robert Schuman, en plus d’avoir œuvré à la paix, au pardon et au dialogue à travers ses mesures politiques, était un homme particulièrement pieux. Il avait même hésité à devenir prêtre et allait à la messe tous les jours. Rares sont les personnalités politiques à avoir été béatifiées en France. Le dernier à avoir reçu une reconnaissance du même genre est le roi Louis IX, canonisé par le pape Boniface VIII en 1297.

10 h 55 – Une liste de représentants étrangers plutôt maigre

Alors que l’Élysée avait annoncé avoir invité les chefs d’État et de gouvernement de 26 pays européens, la liste de personnalités présente à la rencontre diplomatique autour d’Emmanuel Macron et du pape n’est pas forcément à la hauteur des espoirs de la présidence.

Sont ainsi annoncés, le prince Albert II de Monaco, Le Grand-Duc et le premier ministre du Luxembourg, l’évêque d’Urgell, et coprince d’Andorre, la présidente de la région allemande de la Sarre. Seront également présents Jean-Claude Juncker, ancien premier ministre du Luxembourg ainsi qu’Andrea Riccardi, le fondateur de la Communauté Sant’Egidio et Mario Giro, un membre de la communauté.

10 h 49 – Témoignage : Metz, « un appel à l’unité que le pape partage »

Au centre des congrès Robert Schuman, journalistes et volontaires s’activent pour la venue du pape. Ana, bénévole colombienne qui vit en France depuis trois ans, se sent particulièrement concernée par l’appel à « la fraternité et à la diversité » que porte Léon XIV.

Camille Sciauvaud/La Croix

Camille Sciauvaud/La Croix

« Mon époux est Péruvien, et on est très fier de ce que le pape a fait au Pérou. Je suis donc vraiment touchée de pouvoir l’accueillir à Metz aujourd’hui », raconte la trentenaire. Pour elle qui est aussi allée à Paris pour suivre la messe place de la Concorde, le choix de la ville de Metz résonne comme une évidence selon elle. « C’est un peu le centre des nations ici, là où le projet européen a été porté par Robert Schuman. Il y a cet appel à l’unité des pays, que le pape partage lui aussi dans ses messages. »

10 h 42 – Signature de l’appel de Metz

L’ensemble des responsables des cultes les plus pratiqués en France signent l’Appel de Metz. Sur la place Jean-Paul II, devant la cathédrale, la plupart des fidèles ont pensé à prendre un siège pliable et ont suivi l’appel interreligieux dans le calme et le silence.

Camille Sciauvaud/La Croix

Camille Sciauvaud/La Croix

10 h 39 – Léon XIV : « Servir la vie, c’est l’entourer de soins »

Léon XIV estime que « la fécondité des traditions religieuses s’exprime dans leur capacité à protéger, à accompagner et à servir la vie. ». « La grandeur d’une civilisation ne se mesure pas à ses réussites matérielles, mais à la manière dont elle entoure, protège et élève la personne humaine », poursuit-il. « Servir la vie, c’est l’entourer de soins, de présence et de tendresse, surtout dans l’épreuve, jusqu’au bout », conclut le pape.

10 h 37 – « Invoquer Dieu pour légitimer la violence est une profanation », assène Léon XIV

Le dialogue est « le chemin par lequel nous reconnaissons l’altérité comme une promesse et non comme une menace ; il est un art de la rencontre dont notre monde a grand besoin, aux antipodes de l’agressivité et de la violence », poursuit-il, citant le philosophe Paul Ricœur, dont Emmanuel Macron fut un temps l’assistant, lorsqu’il était étudiant.

Et le pape de marteler : « Invoquer le nom de Dieu pour légitimer la violence ou l’oppression est une profanation de ce nom. Rien de ce qui défigure la dignité humaine ne peut se réclamer d’une authentique inspiration divine. Le discours religieux doit appeler constamment à désarmer les cœurs et les mots. »

10 h 36 – « Dialoguer ne diminue pas notre identité », dit le pape

« Dialoguer ne diminue pas notre identité mais l’exprime avec simplicité et vérité en nous ouvrant à la différence de l’autre », affirme Léon XIV depuis Metz « ville de frontières et de passages », où vécut Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne, et « véritable ambassadeur de l’unité dans la diversité ».

10 h 28 – Lecture de l’appel de Metz

L’appel de Metz est lu sur scène. Chacun à leur tour, un cardinal, un imam, un pasteur, un responsable bouddhiste, un évêque orthodoxe et un rabbin lisent un passage de ce texte rédigé collectivement.

Il s’agit un vibrant appel à la paix. « Dans un monde qui souffre qui trop souvent se divise, nos traditions religieuses nous appellent à être des veilleurs, attentifs à la dignité de chacun, à ne pas se résigner à la violence, à la justice, à agir au service de la paix », commencent-ils. Ensemble ils appellent à « éduquer au dialogue pour construire la paix ». « Nous nous opposons tout particulièrement au poison du totalitarisme (…) aucune tradition religieuse ne peut être invoquée pour justifier la violence et la haine ».

L’idée d’un appel interreligieux a émergé bien avant la confirmation de la venue du pape en France. C’est le cardinal Jean-Marc Aveline qui aurait porté l’initiative au printemps. Les membres de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) ont ensuite reçu un courrier formel d’invitation daté du 7 juillet et estampillé de la Conférence des évêques de France (CEF).

10 h 24 – Une introduction musicale

Alors que le pape est accueilli par les responsables des cultes les plus pratiqués en France, dont Mgr Jean-Marc Aveline, le chef d’orchestre Laurent Couson dirige sur la scène du centre des congrès l’une de ses propres compositions, The Book of Life, avec le chœur et l’Orchestre de l’Opéra de Metz, la maîtrise de la Cathédrale de Metz, le pianiste Guillaume Vincent et la soprano Julia Spinosi.

10 h 16 – Début de la rencontre interreligieuse

La rencontre entre le pape et des représentants des grandes traditions religieuses en France et en Europe commence. « Elle s’inscrit dans la continuité du dialogue interreligieux promu par l’Église depuis le concile Vatican II, et prend une résonance particulière à Metz, ville de confluence entre cultures française, allemande et mosellane, où catholiques, protestants, juifs et musulmans cohabitent depuis des siècles » détaillent les organisateurs.

Le président de la Conférence des Évêques de France Mgr Jean-Marc Aveline, le président de la Fédération Protestante de France Christian Krieger, le grand rabbin de France Haïm Korsia et le recteur de la Grande Mosquée de Paris Chems-eddine Hafiz Orthodoxe seront notamment présents.

9 h 54 – Le pape arrive à Metz

Après avoir atterri il y a près d’une heure à l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine, le pape arrive sous escorte dans le centre-ville. Il participera, entre autres, à une rencontre interreligieuse au centre des congrès.

9 h 54 – Le premier choix pour le quatrième jour n’était pas Metz

La ville de Metz n’était pas le premier choix pour accueillir le pape lors du quatrième jour du voyage de Léon XIV en France. Initialement, il devait se rendre à Scy-Chazelle, un village voisin de moins de 3 000 habitants, où est notamment enterré Robert Schuman.

Mais la taille de la commune a rapidement soulevé des questions logistiques. La ville de Metz s’est alors proposée pour accueillir l’événement. C’est son archevêque, Mgr Philippe Ballot, qui aurait soufflé l’idée au Vatican, mettant en avant à la fois les capacités d’accueil de la ville et le centre des congrès Robert Schuman. La devise de Metz, « Si nous avons paix dedans, nous avons paix dehors », résonnait aussi particulièrement avec le message porté par Léon XIV. Le Vatican a alors accepté cette proposition.

9 h 27 – À LIRE. Metz, dernière étape du voyage en France de Léon XIV

Le pape est arrivé ce matin à Metz (Moselle). Au cours de cette dernière étape, il se rendra notamment au centre des congrès Robert-Schuman où il signera une déclaration appelant au dialogue interreligieux, lue en présence de représentants des cultes catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes et juifs de France.

Cette étape a été « choisie pour porter un message de paix au cœur de l’Europe, sur une terre marquée par les guerres mais aussi par la réconciliation franco-allemande », expliquent les organisateurs.

9 h 15 – Léon XIV est accueilli par l’évêque de Metz

À sa sortie de l’avion, le pape est accueilli sur le tarmac par Mgr Philippe Ballot, évêque de Metz et par Laurent Nuñez, le ministre de l’intérieur. À l’aéroport, les enfants de l’école Marcel Van chantent pour lui souhaiter la bienvenue.

9 h 08 – L’avion papal est arrivé à Metz, escorté par des rafales

Après avoir passé la nuit à Lourdes, le pape a pris l’avion direction Metz, où il vient d’atterrir. Dès sa sortie, il rencontrera Pauline et Maxime, deux enfants de 10 ans qui ont été choisis par le diocèse pour accueillir Léon XIV sur le tarmac.


Pendant ce temps-là, toutes les cloches des églises du diocèse de Metz sonnent pour accueillir le Saint-Père. Un acte pour que toute l’Église de Moselle puisse participer à la venue du pape dans le département, même ceux qui n’auront pas la chance d’être présents.

8 h 46 – Deux autres papes sont déjà venus à Metz

Avant Léon XIV, deux autres papes se sont rendus à Metz. Issu de la noblesse alsacienne, Léon IX revient en terre natale en 1049. Il profite de ce voyage pour consacrer plusieurs églises du diocèse, notamment Saint-Arnould à Metz ainsi que l’église abbatiale de Hesse.

Il faut attendre ensuite neuf siècles avant qu’un deuxième pape, Jean-Paul II, y fasse étape. En 1988, le pape polonais vient apporter un message d’espoir dans une Lorraine frappée par la crise sidérurgique. Il célèbre une messe en français et en allemand à la cathédrale Saint-Étienne, où Léon XIV est attendu à 16 heures. Depuis, une place proche de la cathédrale a été baptisée « place Jean-Paul II ».

8 h 25 – Les points de rendez-vous commencent à ouvrir

Depuis huit heures, les points de rendez-vous permettant au public de suivre la venue du pape à Metz commencent à ouvrir. Entre 50 000 et 100 000 personnes sont attendues pour cette quatrième et dernière journée de Léon XIV en France.

Le long du parcours de déambulation du pape, quatre sites sont accessibles sur inscription préalable : le parvis des Droits de l’Homme, la place d’Armes, la place Jean-Paul II et la place de Chambre. Pour les personnes qui ne se sont pas inscrites, plusieurs « papes zones », équipées d’écrans géants, ont été aménagés dans le centre-ville. Elles permettent de suivre en direct les principaux temps forts de la venue de Léon XIV à Metz.

8 h 10 – À LIRE. Une école hors contrat au cœur de l’accueil papal à Metz

Une vingtaine d’élèves de l’école Marcel-Van d’Argancy, en Moselle, accueilleront le pape Léon XIV sur le tarmac de l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine. Un moment symbolique pour cet établissement catholique hors contrat, intégré au diocèse de Metz depuis deux ans. Ce choix illustre une tendance de fond : la normalisation progressive des liens entre écoles indépendantes et structures diocésaines françaises.

7 h 52 – Le pape décolle en direction de Metz

Léon XIV vient de décoller de Lourdes, direction Metz troisième et dernière étape de son voyage apostolique en France. Une fois arrivé, le pape se rendra directement au centre des congrès Robert Schuman, où il commencera sa journée avec une rencontre interreligieuse. La matinée se terminera par la rencontre sur le thème « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité ».

Dès 14 h 30, le pape déambulera dans les rues de Metz avant de rejoindre la cathédrale Saint-Étienne où il célébrera une messe. Le président Emmanuel Macron y assistera finalement, puis participera à la cérémonie de départ du territoire français du pape.

7 h 48 – Emmanuel Macron assistera à la messe de Leon XIV

Contrairement à ce qui était annoncé jusqu’alors, Emmanuel Macron assistera à la messe célébrée par le pape Léon XIV à Metz et participera à la cérémonie de départ du pape France, a assuré l’Élysée très tôt dans la matinée.

« Le président de la République participera à la cérémonie de départ du territoire français (congedo) de sa Sainteté le pape Léon XIV », a indiqué la présidence française. « Ce faisant, il a réorganisé son agenda pour assister également à la messe qui précède à la Cathédrale Saint-Étienne de Metz », a-t-elle ajouté.

7 h 39 – Pourquoi avoir choisi Metz ?

Le pape a choisi Metz pour le dernier jour de son voyage pour « porter un message de paix au cœur de l’Europe ». C’est ici, en Moselle, que Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de la construction européenne, a travaillé en tant qu’avocat. Ce grand artisan de la réconciliation franco-allemande est enterré dans la ville voisine de Scy-Chazelles. Cette histoire fait écho au message de Léon XIV qui prône une paix « désarmée et désarmante ».

Cette journée sera d’ailleurs marquée par la rencontre « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », organisée au centre des congrès Robert Schuman. Le pape profitera de cette visite pour rappeler l’importance du dialogue et de la réconciliation, particulièrement important dans le contexte des conflits actuels.

7 h 30 – Retour sur la journée à Lourdes, deuxième étape du voyage

À Lourdes, le pape a présidé une messe devant 150 000 personnes, avant de prononcer un discours ferme appelant à respecter la vie. « Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral », a-t-il insisté alors que la France vient de légaliser l’aide à mourir. Dans la soirée, Léon XIV a assisté à la prière du rosaire et à la procession au flambeau au Sanctuaire de Lourdes.


Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à la visite de Léon XIV a Metz, pour la dernière journée du voyage apostolique du pape en France avant son retour ce soir à Rome.





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